Hier soir, j’étais invitée à un événement Women in Tech.
Et… j’ai pris la parole ! Ça faisait bien deux ans que je ne l’avais pas osé. Merci qui ? Merci le brouillard cérébral. 🤬
Et, je m’en suis super bien sortie, avec punchline, sourire et un minimum de bafouillage.
Bref — c’est pas le sujet ! 😅
Le vrai thème de la soirée, c’était… non pas la ménopause non plus ! Le sujet, donc était :
“Comment éviter que les réseaux féminins soient perçus comme exclusifs ou à part ?”
Et la question est légitime. Parce que l’objectif, ce n’est pas d’exclure les hommes, mais de se soutenir entre femmes dans un monde où, longtemps, tout a été pensé sans nous.
L’idée, c’est de créer de l’entraide, pas de monter une milice en robe portefeuille.
Jusqu’ici, tout allait bien. On a discuté, brainstormé, remué nos neurones et nos convictions.
Et pari réussi : il y avait des hommes dans la salle. Ils étaient là, présents, intéressés, et trouvaient ça parfaitement légitime d’être dans cette discussion.
Ne nous emballons pas trop vite : ils représentaient environ 10 % de l’audience.
Mais hé, 10 %, c’est toujours mieux que 0 %.
Et puis je rentre chez moi, j’ouvre la page Facebook de mymeno.fr, et je tombe sur lui :
✨ Mon tout premier hater officiel ! ✨
Un bijou. Une perle rare. Un mâle alpha du clavier. Voici son joli commentaire :
“vous m’emmerdez avec vos publications pour femelles !”
Classe, non ?
Et là, après ce crachat numérique, la question de la soirée prend un autre relief.
Une question s’impose :
Pourquoi cette agressivité dès qu’on parle entre femmes, de sujets de femmes, pour les femmes ?
Ce ne sont pourtant pas des sujets “à part”, la ménopause :
– C’est la douleur de leur mère.
– Les insomnies de leur femme.
– Les bouffées de chaleur de leur collègue.
– Les déséquilibres hormonaux que connaîtront peut-être leurs filles un jour.
Ignorer ces sujets, ou pire, les mépriser, ce n’est pas de la neutralité : c’est une forme de violence. Un vieux réflexe de domination ?
Mais cette violence, ce rejet ou encore cette gène ce n’est pas toujours un homme derrière un clavier.
Parfois, ça vient aussi de nous, mesdames. Je me souviens d’un jour où j’étais invitée chez une collègue. Nos enfants avaient le même âge, ambiance goûter et jus de pomme. Et elle me lance, l’air outré :
“Non mais n’importe quoi, la fois passée ils ont passé une pub sur les tampons à la télé… J’ai vite changé de chaîne. Comment j’explique ça à mon fils… la honte !”
La honte, vraiment ?
À huit ans, on peut voir une fusillade dans une série mais pas un tampon ?
Ce jour-là, j’ai réalisé qu’il n’y avait pas que le regard de messieurs à changer.
C’est à nous, aussi, mesdames, de sortir d’un certain héritage, de ne pas perpétuer ce malaise, de ne plus chuchoter ces sujets comme des secrets honteux.
Et vous qu’en pensez-vous ?
En bref : Cet article aborde la question de l’inclusion des hommes dans les réseaux féminins à travers une expérience vécue, un commentaire sexiste, et une réflexion sur le rôle des femmes elles-mêmes dans le changement de regard sur les sujets féminins.








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